Well, I can write in in English, and you can actually put forth the effort of translating it the way you want, or I can write it in French, and you can just copy and paste. Hmm.
I feel like Gérard Dépardieu in Green Card, but anyway, here goes.
Cher Loulou:
Je sais que ceci n'est pas la meilleure façon de s'exprimer, et qu'une conversation face-à-face sera plus convenable pour ce que j'ai à dire, mais vu que tu restes en Amérique, et je suis partie en Afrique, loin des téléphones, où la poste n'arrive qu'une fois par mois, je vais faire ce que je puisse faire avec les moyennes qui me sont disponibles. Ayant dit celà, je voulais te dire que tu me manques beaucoup, même si je ne t'ai rien indiqué comme ça d'ailleures. La vie est comme ça, rien ne nous manque que lorsque ce n'est plus là, et ici, dans le jungle, parmi les gens qui ne parlent pas ma langue, au milieu de cette crise humanitaire, quand je ne suis pas trop occupée avec les gens qui ont la chiasse avalanchèsque (tu ne peut pas possiblement imaginer, et tu n'a pas l'envie, non plus), j'ai eu le temps de réfléchir à notre passé - comment nous prennions d'autrefois, des voyages avec tous nos amis, comme quand nous avons visité Washington, et tu a fait un petit chi-chi sur le gazon de la Maison Blanche. C'était con, par example, car, tout-à-coup après, la police nous poursuivait, et nous avons passé la nuit en prison, mais ce voyage m'a fait penser de comment tu es libre à faire n'importe quoi, n'importe quand, et moi, je suis toujours stoppée par ce que les autres vont penser.
Au moment, je ne vois que la misère partout. Les gens arrivent malades et blessés avec les plaies de la guerre, mais quand je pense à toi, je suis pour un si brif instant, hereuse malgré tout ce qui se passe autour de moi. Avec toi
près de moi, j'étais hereuse, libre et j'ai senti sauf à m'exprimer comme je n'en pouvais pas avec autrui. Chaque fois que je ferme les yeux, je vois ton visage, j'entend le son de ton rire, et j'écoute pour ta voix rassurante pour me mettre dans la paix avec moi-même. Dans un monde de désordre, mort, violence, maladie et pauvreté, je suis riche, hereuse, vivante et en paix avec pas plus qu'une pensée de toi, avec la mémoire d'une personne qui m'a fait croire que j'étais vraiment unique et spéciale, et j'éspère qu'un jour, quand tout ça a terminé, je puisse revenir vers toi, et que tu m'aurais dans tes bras, auprès de ton coeur si libre et plein de joie-de-vivre. Quelle bonheur!
En attendant ce jour-là, sâche que tu es dans mes rêves, et dans mon coeur.
La tienne à jamais,
Chouchou
P.S. N'oublie pas que tu m'as promis de quitter la cirque, et de revenir chez-toi pour faire les amendes avec tes parents. Et, pour l'amour du Ciel, finis tes études. Tu as trente-six ans, et tu es encore au secondaire! Il me semble que ces études par poste pendent que tu te balances d'une barre à une autre sous une grosse tente ne marchent plus!